Âyat al-Kursî (le verset du Trône)

334 33

 Âyat al-Kursî (le verset du Trône)

Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :
« Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même « Al-Qayyoûm ».Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône « Kursî », déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »
Âyat al-Kursî (le verset du Trône) est le verset 255 de la sourate al Baqara (sourate n° 2). Ce verset revêt une grande importance et celui qui le récite assidûment trouvera auprès d’Allah beaucoup de biens et une récompense inégalée comme nous allons le montrer preuve à l’appui.
Il s’agit du meilleur verset du Coran d’après un hadith authentique (Sahîh) rapporté par Mouslim selon Ubayy ibn Ka'b. Ce dernier rapporte que le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) lui dit un jour : « Ô Abû Mundhir ! Sais-tu quel est le verset le plus sublime du Coran que tu as retenu ? » Je lui répondis : «Allah et Son Messager le savent mieux que quiconque. Il a répété sa question plusieurs fois. J’ai répondu finalement : c’est le verset du Trône : « Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même... » (Coran 2/255), il me tapota sur la poitrine et me dit : « Que ton savoir te soit salutaire, Ô Abû Mundhir ! »
Les oulémas ont précisé que la grande importance de ce verset vient des plus beaux Noms et des Attributs Sublimes d’Allah qui y sont mentionnés.
Celui qui récite régulièrement ce verset à la fin de chaque prière prescrite, rien ne l’empêche d’entrer au Paradis, si ce n’est la mort. En effet, al-Nasâ’î a rapporté, entre autres, dans son livre Al-Sunân al-Kubrâ que le Prophète (Salla Allah Alaihi wa Sallam) a dit : « Celui qui récite Âyat al-Kursî à la fin de chaque prière prescrite, rien ne l’empêche d’entrer au Paradis, si ce n’est la mort. » (al-Albânî a qualifié ce hadith d’authentique).
Abû Hurayra a rapporté que le Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : « Dans la sourate (La Vache), il y a un verset [Âyat al-Kursî] qui est le verset le plus important du Coran, il n’est pas récité dans une maison sans que le démon ne la quitte. » (Rapporté par Al-Hâkim).
Selon Abû Umâma (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) dit : « Le Nom Suprême d’Allah par lequel, Il exauce lorsqu’on L’invoque, se trouve dans trois sourate du Coran : Sourate Al Baqara (La Vache), Sourate âl-‘Imrân (La Famille de ‘Imrân) et sourate Ta-ha ». Abû Umâma ajoute : J’ai cherché et j’ai trouvé les trois versets correspondants : dans sourate al Baqara c’est Âyat al-Kursî, dans sourate âl-‘Imrân c’est le verset 2 « Allah, lâ ilaha illa huwa al-Hayyum al-Qayyum ». Dans sourate Ta-ha, c’est le verset 111 : «Les visages s’humilieront en présence d'al-Hayyum, al-Qayyum ». (Hadîth rapporté par Ibn Abî al-Dunyâ, Tabarânî, Ibn Mardawayh, Al-Harawi et Bayhaqî).
Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) raconte : « Le Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) me confia la garde de la Zakat (charité obligatoire sous forme de nourriture) du Ramadan. (Pendant la nuit), quelqu’un vint et commença à prendre une poignée de nourriture (de la zakat). Je le saisis et je lui dis : « Je vais t’emmener devant le Messager d’Allah ». «Laisse-moi ! Je suis pauvre ! J’ai une famille (à nourrir) et je suis dans le besoin » me répondit-il. Je le laissai alors partir.Le lendemain matin, le Messager d’Allah me demanda : « Ô Abû Hurayra! Qu’a fait ton prisonnier hier soir ? » Je lui répondis : « Il s’est plaint d’une grande pauvreté et d’une famille à nourrir. J’ai eu alors pitié de lui et je l’ai laissé partir ». Il me dit alors : « Très certainement, il t’a menti. Et il reviendra!» J’ai fus alors certain qu’il reviendrait. Je décidai donc de l’attendre… En effet, (la nuit suivante), il revint. Et comme il s’apprêtait à prendre une poignée de nourriture (de la zakat), je le saisis et lui dis : « Je vais te traduire devant le Messager d’Allah». «Laisse-moi ! Je suis pauvre ! J’ai une famille (à nourrir) et je suis dans le besoin » me répondit-il. Alors je le laissai à nouveau partir.
Le lendemain matin, le Messager d’Allah: « Ô Abû Hurayra ! Qu’a fait ton prisonnier hier soir ? » Je lui répondis : « Il s’est plaint d’une grande pauvreté et d’une famille à nourrir. J’ai eu alors pitié de lui et je l’ai laissé partir ».
Il me dit alors : « Très certainement, il t’a menti. Et il reviendra ! » J’ai fus alors certain qu’il reviendrait. Je décidai donc de l’attendre…
En effet, (la troisième nuit), il revint. Et comme il s’apprêtait à prendre une poignée de nourriture (de la zakat), je le saisis et lui dis : « Je vais te traduire devant le Messager d’Allah car cette fois-ci, c’est la dernière de trois fois. Tu as promis de ne pas revenir, mais tu es quand même revenu. » Il me dit alors : « Laisse-moi partir et je t’enseignerai quelques paroles qui te seront utiles». – « Quelles sont-elles ? » lui demandai-je.
Il me répondit : « Lorsque tu te mets au lit, récite le verset du Trône (al-Kursi) du début à la fin. Allah te désignera alors un protecteur et aucun diable ne pourra t’approcher jusqu’au matin. » Je le laissai alors partir…
Le lendemain matin, le Messager d’Allah me demanda : « Ô Abû Hurayra ! Qu’a fait ton prisonnier hier soir ? » Je lui répondis : « Ô Messager d’Allah ! Il a prétendu m’enseigner quelques paroles qui me seraient utiles auprès d’Allah ! Je l’ai alors laissé partir ».
« Quelles sont ces paroles ? » me demanda-t-il. Je répondis : « Il m’a dit : « Lorsque tu te mets au lit, récite le verset du Trône du début à la fin… » Et il ajouta : « Allah te désignera alors un protecteur et aucun diable ne pourra t’approcher jusqu’au matin ! »
Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) me dit : « Certes, il t’a dit la vérité bien qu’il soit un grand menteur ! Abû Hurayra : sais-tu à qui tu as parlé durant trois nuits ? » « Non ! » Répondis-je. « Et bien, reprit-il, il s’agissait d’un diable ! » (Rapporté Boukhari dans son Sahîh)

 

Articles en relation