L’appelation « Mon mari » sans mariage n’a aucun sens
Fatwa No: 134659

Question

Un jeune homme a demandé une fille en mariage. Après les fiançailles, chacun des deux futurs mariés a commencé à donner aux parents de l’autre des noms qui sont plus communs après le mariage. Ainsi, le jeune homme disait à sa fiancée devant deux ou trois personnes : « Ton beau-père a fait ceci ou cela » en parlant de son père, et elle lui disait : « ma belle-sœur a dit ceci…» en parlant de la sœur de son fiancé. Quand le jeune homme a demandé, un jour, à sa fiancée de l’appeler par son nom, elle lui a dit devant les gens : « Je t’appellerai ‘Mon mari’ ». Il est évident que ces appelations étaient fondées sur la promesse de mariage et non sur un mariage en bonne et due forme. Ensuite, les fiançailles ont été rompues, et la fille a épousé un autre homme. Néanmoins, elle s’inquiète au sujet de ces conversations qu’elle a eues avec son ex-fiancé. Ces conversations peuvent-elles l’amener à être considérée comme étant mariée à son ex-fiancé, malgré l’absence de la condition de l’approbation et du consentement ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète et Messager Mohammed ainsi que sur sa famille et ses compagnons :

 

Ce jeune homme n'est pas devenu le mari de cette jeune fille par un échange d’appellations. Le mariage en Islam est basé sur des fondements et des conditions précises. Le contrat de mariage doit avoir une formule déterminée. Ainsi, le Walî (tuteur) de l’épouse dit au mari ou à son représentant : « Je vous donne ma fille en mariage ou je donne ma fille en mariage à votre mandataire », c’est alors que le mari ou la personne mandatée dit : « J'y consens ».

Par conséquent, le mariage de cette jeune fille avec l’autre homme est valide s’il répond aux conditions précitées. Elle ne doit accorder aucun intérêt aux pensées qui sèment en elle le doute quant à la validité de ce mariage.

 

Et Allah sait mieux.

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